Category Archives: Rosetta Getty

Blue on The Street

Blue on The Street

Lydia, ce serait un peu l’invitée la plus chic à une soirée pyjama organisée à la montagne.

Cette veste façon smoking en denim associée à ce pantalon en soie fluide est tout à fait rafraîchissant et assez inattendu. Un changement bienvenu dans cette marée urbaine de manteaux sombres…

Stripes on the Street

Stripes on the Street

Les rayures avec les rayures, ce n’est pas juste ludique, c’est aussi interchangeable et superposable à l’envi, autant que les couleurs unies. Non, mais sérieusement, pensez-y !

J’adore le côté assorti/dépareillé de cet ensemble top et jupe Rosetta Getty. Ça fonctionne super bien avec ces couleurs primaires ! Évidemment, l’esprit jovial de Felicity y est pour beaucoup, et je trouve que casser l’ensemble avec un trench crème XXL permet d’ajouter juste la touche de sobriété qui manquait.

Et vous, les mélanges de rayures, ça vous dit ?

Knit Turtleneck and Skirt, Rosetta Getty ; Cream Trench Coat, Edun ; Blue Sneakers, Vans ; Tan Bag, M2M Atelier

Love Learn Live

Love Learn Live

Bonjour de Paris, où je suis en mode journée de fou, interviews et photos et signature de mon livre (Si vous êtes à Paris, venez, c’est ce soir au Bon Marché à partir de 16h30 !) et même hier la télé (vous pouvez regarder l’émission ici si vous voulez).

Est-ce que je me sens star ?

Ahah! Et bien c’est une bonne question (vaudrait mieux, vu que je me la pose à moi-même) parce qu’en fait, un petit peu. Pas dans le sens où je me comporte comme une diva (enfin je ne crois pas)(quoi, demander qu’il n’y ait que des M&Ms goût champagne et un masseur Ryan Goslinguesque dans ma loge c’est pas trop demander, non ?)(merde il y a encore des gens qui vont me prendre au sérieux et je vais encore auto-répandre des rumeurs) mais plutôt dans le sens où je me sens légèrement rodée.

Et que même que si je ne suis pas une star (j’étais en plateau avec Salma Hayek hier et je peux vous dire que ça, c’est une superstar)(sa manucure était parfaite et pas une mèche de cheveux ne dépassait !) mais je vois parfaitement bien comment tout doucement, on apprend à faire des médias son métier.

On sait être “on”, c’est à dire laisser s’exprimer la partie de nous qui est sûre d’elle, qui en fait un peu des tonnes (à la télé ou devant une caméra, c’est soit ça soit on est invisible) et qui est hyper dans l’instant, dans un espace de concentration intense sur ce qui est en train de se passer (alors que d’habitude on passe 90% de son temps à rêvasser).

Tiens par exemple, avant mes dédicaces souvent, je prends 10 minutes au calme, sans parler à personne. Parce que je sais qu’après je vais être “on” pendant deux, trois heures, et que je veux réussir à échanger un mot avec les lecteurs géniaux (et dont je vous reparlerais bientôt) qui sont venus me voir.

Est-ce que ça fait diva de s’asseoir dans un coin et de ne pas trop parler ?
C’est possible…
Mmmmmm.

On sait exactement comment poser pour une photo. On sait être à peu près détendu devant une caméra. On apprend à répondre à des interviews sans dire trop de conneries, et avec une attention renouvelée même quand on nous pose la même question pour la 135 fois. On sait ce qui nous va et ce qui ne nous va pas. On sait se positionner dans la lumière.

Ah oui, et… On travaille avec des gens de plus en plus compétents, qui nous entourent d’attentions, comme ma publiciste Marie qui me disait hier avant de passer à la télé “il vaut mieux ne pas manger à l’antenne” (c’est une émission qui se passe autour d’un repas), ou qui nous maquillent et nous rendent sublime (et nous donnent des conseils qu’on finit par utiliser
dans la vraie vie) et savent même jouer avec nos imperfections (alors qu’au début, au moindre bourrelet, on entend quasiment la styliste souffler d’agacement “comment je bosse moi avec des mensurations pareilles !”). Là on arrive et tout est à notre taille.

C’est pour ça que quand on me dit, depuis quelques temps, que je suis éclatante et si c’est du à l’amour je dis oui, bien sûr, parce que je suis sûre que ça joue…

Mais je sais aussi que c’est surtout que de plus en plus, enfin et surtout depuis la sortie de mon livre et sa promo, je vis un peu, et par moments (pas tout le temps, hein) ma vie de micro-star.

Je vois tout à fait comment ça peut monter à la tête. Oh la la !
Si on a l’ego fragile, on peut vite se prendre à ce jeu étrange.

Moi, j’essaye de rester cool, pas chiante (mais bon je suis sûre que parfois je le suis, c’est pas facile d’être 100% pas chiante, non ?)(tiens, un jour faudra qu’on parle de ce que ça signifie quand on dit d’une femme qu’elle est “chiante”)(souvent elle est juste en train d’essayer de faire son job)(minute féministe), de faire de mon mieux pour être pro, et de profiter de ce que j’apprends tous les jours.

D’apprécier les choses incroyables qu’il m’est donné de faire, d’être prise en photo par des photographes hyper talentueux (comme pour cette série sortie dans le Madame Figaro, shootée par Matthew Sprout, avec un magnifique papier de Peggy Frey) et les gens incroyables qu’il m’est donné de rencontrer (Le Consul Général de France à New York, Salma Hayek hier, Donald Trump)(un intrus s’est glissé dans la parenthèse précédente, saurez-vous le reconnaître
?) et, bref, d’accepter de grandir et d’accueillir ces opportunités avec un coeur reconnaissant.

Et de partager avec vous le plus possible, comme ce smoky eye somptueux que j’ai appris faire hier. Très, très vite.

Bisou !

Looks

Plus ça va, plus je suis moi-même.

Ça doit être une conjonction de choses, l’alignement des étoiles, mes quarante ans, la sortie prochaine de mon livre qui est un moment très profond pour moi (vous pouvez le commander iciiiiii) et tous les changements dans ma vie, mais plus ça va, plus je comprends que ça ne sert à rien d’aller chercher ailleurs ce qu’on a à l’intérieur de soi.

Et ça commence par le style. Okokok, j’arrête de faire la gourou développement personnel, mais sérieux, je prends les choses beaucoup, beaucoup, beaucoup plus cool. Le fait d’être obligée de me détacher un tout petit peu de la scène mode (je suis en train de finaliser la version française de mon livre et je peux vous dire que les nuits sont courtes)(et que du coup, je ne peux pas aller à beaucoup de défilés)(mais ça vaut le coup ! Je suis hyper contente du résultat et j’espère que vous allez l’aimer !!!).

Bref, je suis beaucoup plus détendue. Tenez là pour le coup, j’ai su que je venais à Paris huit jours, j’ai embarqué huit tenues, plus quelques-unes pour le soir, rien de plus, rien de moins, et je fais simple.
Alors bon, ce ne sont pas le genre de tenues à déchaîner les hordes du streetstyle, mais je me sens moi-même, à l’aise, et c’est ça qui compte.

Je suis même vachement plus à l’aise dans mon corps, (non, non, ne hurlez pas “mais arrête tes conneries tu es mince !” ou “mais arrête tes conneries tu es grosse !!!” – c’est le genre de commentaires que je reçois quand je parle de mon corps, ce qui montre bien que chacun voit les choses à sa façon, et que notre rapport à nous-même est quelque chose de personnel) et j’assume d’être comme je suis, je suis même vachement heureuse avec mon corps de femme (la mode promeut une minceur au-delà du normal, et je ne sais pas pourquoi même quand on sait ça, ça continue de nous influencer autant) – genre je représente les filles à l’imc normal quoi 😉

Bref aujourd’hui, j’avais envie de vous faire un micro-récap de mes tenues (On n’a pas eu le temps de toutes les prendre en photo, mais bon ça vous donne une idée). Ce ne sont pas des tenues de fashion week, mais plutôt des tenues d’automne, simples et faciles (ces boots Stella McCartney sont d’un confort infini)(ne parlons même pas des J.Crew, vive le retour des gros talons franchement !) et ce sont des tenues où je me sens vraiment moi.

@ 2013 Contestyles